La zone agricole
de la Communauté métropolitaine
de Montréal

Depuis la fin de la révision de la zone agricole, la Commission a inclus 354 hectares et a exclu 259 hectares. Finalement, la zone agricole de la CMM s’est donc agrandie de 95 hectares.

La superficie en zone agricole représente 57 % du territoire de la CMM, soit une superficie de près de 220 000 hectares.  Selon une étude réalisée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, la superficie des terres en culture, en zone agricole, a augmenté de 8 % entre 1986 et 2002.

En 1981, les revenus agricoles étaient de 102 millions de dollars; ils atteignaient 333 millions de dollars en 1996.  Au niveau de la valeur totale du capital agricole, la valeur marchande des fermes atteignait 1,2 milliard de dollars en 1996 et 1,7 milliard de dollars en 2001.  Au niveau de la valeur de la machinerie, du matériel et des équipements agricoles, elle atteignait 227 millions de dollars en 1996 et 292 millions de dollars en 2001.

L’industrie bioalimentaire est très présente dans la métropole et accapare plus de 60 % de la contribution économique de toute l’industrie bioalimentaire du Québec.

L’agriculture est une composante importante de l’activité économique en termes de revenus et d’investissements. La zone agricole de la CMM est constituée de 75 % de sols agricoles de qualité [Carte de potentiel agricole des sols en zone agricole de la Communauté métropolitaine de Montréal]. Ces derniers supportent une agriculture dynamique et diversifiée. En bref, la zone agricole de la Communauté métropolitaine de Montréal est une ressource non renouvelable d’une qualité exceptionnelle qui doit être protégée et qui contribue à l’essor économique de la métropole et du Québec.

Depuis le début des années 90, quelques villes se sont dotées de pouvoirs afin de remembrer des terres morcelées en petits lots vendus à de multiples propriétaires au cours des années 60 et 70. C’est ainsi que les villes de Longueuil (arr. Saint-Hubert), Laval, Saint-Basile-le-Grand et Varennes se sont dotées de tels pouvoirs. Ces initiatives ont permis de remembrer et de remettre en culture de grandes superficies par le biais de location ou par vente à des exploitations agricoles.  Dans l’arrondissement de Saint-Hubert, des efforts considérables sont déployés pour planifier le développement d’activités agricoles compatibles avec les potentiels du milieu.

Ainsi, pour le territoire de la CMM, les activités agricoles et le dynamisme de l’agriculture croissent. Le secteur agricole est très bien intégré à l’industrie bioalimentaire qui, elle-même, concentre la majorité de ses activités dans le territoire de la CMM.  Il faut aussi souligner que la région de Montréal constitue, avec sa population et le secteur de la restauration, un marché très important pour la production agricole du Québec.

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Rapport annuel de gestion 2003-2004 | Document complémentaire